Ma blouse, mon stétho et mes chaussures

Le bric à brac d'une jeune femme un peu barrée, quelques tranches de vie d'une externe, ses chaussures et son monde extraordinaire...

20 février 2008

Parce que c'est bon...

Une petite piqûre de rappel...

Il manque toujours quelque chose...

Une des caractéristiques de l'humain est l'insatisfaction permanente. Oserez-vous dire le contraire? Oserez-vous qu'il y a ne serait-ce qu'un jour dans votre vie pendant lequel vous n'avez point ressenti ce petit pic d'insatisafaction au fond de l'être?

Alors, oui la société actuelle crée peut-être plus de besoins que celle de jadis... Néanmoins, ne confondrions nous pas les besoins et les envies? Tant de questions sans réponse... et ce n'est pas l'envie qui nous manque de pouvoir y répondre... Au fond, souhaitons nous vraiment trouver ces réponses qui pourraient nous paralyser dans notre petit quotidien répétitif, dans nos petites habitudes médiocres de vie? Eh bien, il est fort probable que si, cela pourrait nou faire plus de mal que de bien. Vouloir trouver des réponses, c'est aussi tenter de contrôler... Un petit exemple : choisir un jour pour faire ses courses alimentaires... C'est un début de planification de sa vie... Prévoir des sorties/soirées/balades des jours à l'avance nous fait perdre le goût de l'inattendu, de la surprise, de la magie de l'humain imprévisible.

Mais mes amis, nous nous devons de garder le contrôle.... nous devons prouver chaque jour qu'aucune situation ne nous perturbe... Où est la spontanéité dans cette mascarade? Où est l'imprévu qui redonne le sourire? Laissez-vous donc un peu aller à vos émotions, à vos ressentis et la vie vous paraîtra digne d'être vécue malgré les petites imperfections quotidiennes ou râtés de votre programme... Et comme je l'ai déjà affirmé, les imperfections, défauts, petits trucs qui clochent rendent Beau (oui, oui, avec un grand B)...

Cependant, au détour d'une rue agitée, lors d'une petite balade de fin de journée en ce samedi frisquet dans la capitale française, la petite externe blonde se rend à l'évidence, il lui manque quelque chose... Le boulot qui lui plaît, elle l'a; des amis à l'écoute, elle en a; des rêves, elle en est emplie depuis la nuit des temps; elle a aussi assez d'oxygène pour se sentir bien; elle déambule dans la Mouffe (bah, oui, parfois, j'aime bien faire "in") avec grand plaisir, elle saisit des bribes de conversations des passants, elle admire ce monde qui tourne un peu trop vite à son goût... Mais il lui manque ce petit quelque chose, ou devrais-je dire ce grand quelque chose qui serait une béquille dans les moments difficiles, qui serait la confiance aveugle, qui serait le partage des rêves, qui serait un tout, qui serait une symbiose osmotique (pour ceux qui ne comprennent pas, cf. le dico), qui serait ce qu'elle a, du bout du doigt, frôlé à une époque lointaine où le coeur prend le pas sur le reste...

C'est le coeur gonflé d'images doucement floutées par ses rêves et ses espoirs que l'externe parcourt le chemin du retour, les yeux étoilés et scrutant tendrement ce petit manque qui sera sans nulle doute comblé le jour où elle sera prête à faire face à son âme et où l'amour ne rimera plus avec "au secours"...

Posté par Plumee à 21:02 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]


15 février 2008

Vacances?

Les examens sont finis (tout du moins jusqu'aux prochains en juin et jusqu'à la cession de rattrapage de septembre...),  j'espère alors des vacances, un peu de repos bien mérité, un peu de détente, un peu de glandouille.

Néanmoins, j'ai bien conscience que repos ne rime pas avec boulot (quoique finalement, en terme de rime poétique, çà colle plutôt bien). En effet, j'étais censée reprendre l'hôpital ce matin. Mais ce réveil qui hurle "lève-toi" à 6h m'a convaincue de profiter de mon nid douillet -nommé lit+couette+oreillers- encore une journée. J'ai besoin de me poser, de me reposer, de laisser mon esprit vagabon parcourir d'autres horizons... j'ai des choses à régler avec moi-même, avec cette âme qui se perd parfois dans les méandres du passé.

De plus, si on réfléchit bien, j'ai le dos cassé en mille morceaux : les lombaires en vrac et des miniscules coups de poignard qui surviennent dans les cervicales. Est-ce le bon moyen pour être performante quand on fait des pansement à des grands brûlés, que l'on doit soulever les jambes d'un patient d'une centaine de kilos pendant un gros quart d'heure, que l'on doit passer sa matinée debout sans une minute pour profiter de cette chaise libre qui nous tend le le dossier? Non, je vous assure que non. Je mérite bien une petite journée pour moi...

C'est chose faite, ce n'est pas à midi que je vais arriver là-bas comme une fleur. En y songeant bien, je ne suis plus à une journée près à rattraper. Disons que mes 5 précieux précieux jours (pour un trimestre) de vacances ont été posés pendant cette période de je-ne-lève-pas-la-tête-de-mes-bouquins, ajoutons à cela 2 repos de garde (période d'examens n'étant pas synonyme de "je n'assure pas mes gardes aux urgences"), nous arrivons donc à 8 jours à rattraper, enfin 8 matinées... Je suis donc partie pour travailler en journée complète pendant 2 semaines ou à aller bosser le samedi matin...

Autrement dit, pour la semaine prochaine : lundi = repos de garde (oui, encore une garde aux urgences dimanche soir/nuit), de mardi à vendredi = journées complètes; il ne me restera donc plus que 4 jours à rattraper avant fin mars (changement de stage le 1er avril, non ce n'est pas un poisson). Ce stage est tellement intéressant que je ne veux pas en perdre une miette, j'y apprends des tas de trucs utiles, je peux même poser des petites bêtes nommées cathéters!

D'un côté, je meurs d'envie d'aller bosser, de l'autre je flippe d'avouer à mon chef que j'ai royalement les maladies infectieuses... ceci dit, énorme avantage, il va pouvoir m'aider à dompter cette matière!

Sur ces quelques mots, sans réelle importance, je me dirige vers une journée de glandouille et d'organisation de mon emploi du temps... Oui, parce que bon, le soleil n'est pas vraiment au rendez-vous, donc pas de photo dans Paris aujourd'hui.

Posté par Plumee à 12:19 - Pause/Vacances - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

08 février 2008

Blues or blouse?

Une dizaine de jours sans revêtir mon habit de lumière et  le coup de blues pointe le bout de son museau... Période de révisions, période de non décollement de la tête des bouquins-feuilles-polycopiés, période d'examens, période de fatigue, période de je-ne-supporte-personne, période asociale...

Alors, quand une vague de ce mélange subtil vous submerge dès votre réveil, vous cherchez un moyen de quitter ce monde de brutes qui vous déprime. La solution? En existe-t-il une plus adaptée à la situation? Peut-on oublier certaines choses? Peut-on faire abstraction de ce petit signe parachuté dans notre bulle de coton la veille? Peut-on lâcher prise à tout moment? Peut-on décider d'abandonner l'idée d'aimer cette personne si chère à nos yeux? Peut-on replonger en une fraction de seconde en apercevant, sur l'écran d'un portable, ces lettres qui s'enchaînent et résonnent lourdement dans votre âme?

Pendant cette journée, le but était donc simple à concevoir : s'échapper de cette réalité trop présente ces derniers jours. Non, je ne me suis baladée dans les rues de Paris en blouse blanche avec mon stétho en guise de sautoir. J'ai décidé de me poser, de me reposer, de penser à moi... et dès lors que je pense à moi, je pense chaussures... Je n'ai jamais assez de chaussures. Ajoutons à cela le fait que je cherche des petite ballerines faciles à vivre et jolies depuis 2 mois, quelque chose de passe-partout (non, non, pas le nain de fort boyard... quoique les nains, c'est mignon, non?)... Et de l'autre côté de la barrière, cette envie de talons, de talons très hauts, très très hauts pour écraser certains nains, en particulier les nains du coeur...

J'ai donc fermement décidé de remédier à ce manque inadmissible... direction le centre commercial le plus proche de chez moi, moyen de locomotion : mes pieds; j'ai envie de marcher, de regarder les gens dans leur quotidien, de jurer quand ces jeunes cons ne me tiennent pas la porte, d'être éblouie par le soleil et revigorée par le chant printanier des oiseaux. J'entre dans les méandres de ce monstre nommé "vous trouverez tout ici" (note, on pourrait presque remixer une chanson de pierre perret). Je me perds dans les méandres des différentes boutiques... et là, devant moi, des escarpins gris vertigineux me tendent les talons... irrésisbles (parfaits pour écraser les nains du coeur), ils ne peuvent rester prisonniers des murs du monstre, ils seront beaucoup mieux à mes pieds qu'ici. Un passage rapide à la caisse et ils sont miens! Je me sens déjà plus apte à faire face au monde extérieur. Ce n'est qu'une bonne heure plus tard que je quitte les entrailles du molosse qui semblait souhaiter que je vide mon compte pour des chaussures toutes plus jolies les unes que les autres.

Oui, je suis complètement barrée, j'ai besoin de m'offrir des chaussures et une super crème hydratante pour affronter ce passage à vide... Désormais, tout va bien, je suis comme une petite fille à qui on aurait offert un truc super génial, je ne quitte plus mon acquisition du jour. Pour ceux qui penseraient que je vais dormir avec, détrompez-vous! Je suis gravement atteinte, mais je ne tiens pas à me tuer en montant l'échelle qui me sépare du royaume du marchand de sable.

Posté par Plumee à 22:33 - Il y a des jours où - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Emménagement!

C'est aujourd'hui que j'ai décidé d'élire domicile ici. Il faudra donc que je pense à organiser la pendaison de crémaillère de ce bric à brac de pensées plus ou moins profondes selon l'humour quotidienne.

Comme vous l'aurez remarqué, je n'apprécie pas le fait de débuter quelque chose par une sorte d'introduction stupide tout comme je déteste entrer la première dans un restaurant, dans un pub...

Posté par Plumee à 20:36 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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