28 février 2008
J'aime mon chef, mais je n'aime pas la réa!
J'imagine déjà quelques mots sortir de la bouche de quelqu'un "ah, enfin, elle écrit un petit truc"...
Je n'ai pas eu beaucoup de temps la semaine dernière et je n'ai pas pris le temps cette semaine... l'envie d'écrire quelques mots se faisait parfois sentir, mais j'écrivais dans ma tête... Petit résumé et grandes révélations?
Mardi dernier, je reprends le chemin de l'hôpital et des brûlés, j'étais heureuse d'y retourner malgré ma mauvaise grippe. Je prends donc le métro et le bus à l'heure (vous comprendrez dans quelques lignes que ce terme a son importance), j'empreinte les couloirs des bâtiments, j'arrive dans le bureau dans lequel je me change, je descends dans le service en crachant mes poumons. Dès lors, je vais de surprise en surprise...
Première surprise : le chef de service est en vacances... cette constation pue... çà sent le roussi!
Deuxième surprise : je fais la connaissance d'un médecin qui est rentré de mission... Il m'explique, tout excité (mais je me suis rendue compte, au fil des jours, que cet état est normal chez lui) que çà fait longtemps qu'on m'attend... moui, c'est çà, comme si c'était mon premier jour dans le service, comme si je n'étais jamais venue depuis le 2 janvier... il me regarde et me dit "nous avons pris conscience qu'il existe des externes fictifs dans cet hôpital lors de la réunion d'hier et nous vous attendions hier"... "moui, enfin, je m'étais arrangée avec le chef de service pour ne pas venir en stage pendant mes examens. De plus, j'avais une semaine de vacances à poser, et pour finir, j'avais l'accord du chef pour faire des journées complètes de façon à rattraper mes absences." (entre deux quintes de toux). La seule bonne nouvelle est que cet individu non identifié allait partir incessamment sous peu puisqu'il venait de finir sa garde.
Troisième surprise : je ne me sens vraiment pas bien. Je tousse, je tousse, je tousse, j'ai de la fièvre, je titube à moitié... et malgré çà, je dois bosser en journée complète pour rattraper tout et tout de suite... j'espère bien lui avoir craché des miasmes à la figure à cet individu non identifié.
Quatrième surprise : mercredi, monsieur Barje (le médecin non identifié; et non, ce n'est pas son vrai nom) m'explique que je dois faire le même boulot que l'externe précédent, boulot qu'il faisait d'ailleurs très bien selon les dires de Barje... (c'est étonnant, ce n'est pas ce que j'avais entendu auparavant) à savoir : interroger, examiner un patient et présenter le cas à l'assistant (que je n'aime pas beaucoup, je n'ai jamais aimé les regards vides) et faire les prescriptions de ce patient pour la journée avec lui... mouais, en 4h minimum, je pense que c'est largement jouable (surtout quand on voit en moyenne une grosse vingtaine de patients aux urgences pendant une garde)... Je choisis alors une patiente que je ne connais pas, je l'interroge sur son état du jour, je l'examine, çà me prend 15min... et je regarde les prescriptions de la veille qui me paraissent adéquates pour la journée... je me dirige vers l'assitant et lui présente les problèmes du jour de ma patiente... "ah, non, vous devez me faire une observation complète, vous ne savez pas le faire?"... Comment lui dire gentiment que j'ai fait 25 observ dans la nuit de dimanche à lundi alors que j'ai envie de le harponner du regard et de hurler "bordel de bordel, j'ai l'impression de perdre mon temps, vous m'emmerdez"... eh bien, je ne dis mot (et vous connaissez la suite : qui ne dit mot consent)... je ponds donc une observation archi-complète pendant l'heure qui suit en me disant que, de toutes façons, je n'ai que cela à faire donc autant prendre mon temps pour éviter le chômage technique... je présente mon obervation que l'assistant écoute l'air ailleurs : "bordel, çà m'ennuie autant que vous de faire çà, alors écoutez-moi" cette petite phrase devient mon leit-motiv pour le restant de la semaine... La semaine se poursuit au rythme de ces putains d'observ le matin (pas plus d'une! on ne sait jamais que je ne gère pas une observ en 4h!) et des recopiages de bactério dans l'ordinateur l'après-midi.
Cinquième surprise : Barje souhaite que je fasse, désormais, le boulot de l'externe classique c'est-à-dire rangement, classement et éventuellement voir un patient de temps en temps... ce que c'est pénible, ce que c'est inutile comme apprentissage! Je ne suis pas là pour apprendre à être secrétaire, je suis là pour apprendre à être un bon médecin...
Bref, semaine de merde qui m'a fait comprendre que la réa très peu pour moi! Je n'aime pas çà, çà m'ennuie, je ne suis pas assez en contact avec la vie... Je tiens, néanmoins, à préciser que je ne crache pas sur les réanimateurs/anesthésistes car nous en avons besoin, mais cette spécialité ne semble pas faite pour moi.
Cette semaine, le chef de service est de retour avec son sourire et sa bonne humeur, son envie de m'apprendre des choses importante et intéressantes. Mardi, je retrouve enfin les pansements, une vraie matinée de stage! Je me dis que ce n'est pas si mal après tout et que je suis à nouveau contente d'aller bosser le matin.
C'était sans compter sur ce matin... j'aurais mieux fait de rester couchée dans mon petit nid douillet... Je sers désormais pour les pansements : dans l'absolu, çà ne me dérange pas à partir du moment où l'on m'adresse la parole de façon courtoise, sans mépris et sans ton provocateur. Mais l'équipe infirmière avec laquelle j'ai travaillé ce matin m'a foutu les nerfs en pelote, je marmonnais des insultes sous mon masque, j'étais excédée par cette fille qui se prend pour "the best oh the world" et doit penser "tu n'es qu'une merde et tu n'as pas ta place ici"...
Alors, obligatoirement, quand c'est cette peste qui me sert pour la pose de cathéters sur un patient, çà ne va pas, mais alors pas du tout. Mademoiselle pimbêche balance le contenu des 2 kits de cathé sur ma table stérile en me disant avec un sourire satisfait (les cons sont toujours satisfaits de leurs actes) : "çà ne te dérange pas si je te mets tout d'un seul coup?". Si çà me dérange, mais comme elle a déjà pratiqué son coup de pute, c'est trop tard pour lui répondre... j'ai les yeux qui lancent des éclairs, les mains qui tremblent d'envie de la claquer... parce que je ne suis pas encore une pro du cathé, alors j'aime bien tout faire dans mon ordre, tranquillement, sans pression... mais elle était là, devant moi avec sa tête d'abrutie et son air narquois et méprisant. Je pique la veine au lieu de l'artère... merde! et impossible de choper l'artère ni la veine par la suite. Bon, ce qui est rassurant, c'est que le médecin qui m'a relayée a changé de côté pour piquer puisqu'elle ne parvenait pas non plus à piquer de mon côté.
Le fait est que j'aurais trucidé l'infirmière avec un plaisir immense! que je n'aime pas du tout la réanimation, que j'aime mon chef, mais que je n'aime pas les cons, que je n'aime pas me dire que demain ressemblera peut-être à aujourd'hui.
En rentrant chez moi après cette MDM (matinée de merde), je suis irracible dans le bus et le métro, j'ai envie de taper les gens qui m'entourent. En parcourant les quelques dernières centaines de mètres qui me séparent de chez moi, je vaucifère des insultes salées dès que je croise un humain... je suis toujours très très énervée, voire dans une colère froide ignoble!
(Promis, demain, j'écrirai du positif)
20 février 2008
La grippe, c'est bien!
Le sort a bel et bien décidé de s'acharner sur moi en février. Quelle suprise de se réveiller samedi avec la grippe... j'avoue avoir remarqué quelques prémices les jours précédents... mais je pensais pouvoir passer outre! Râté! Courbatures, céphalées (on est sur un blog médical ou pas? alors à vos dictionnaires), toux, bronches explosées, fièvre, des grammes d'aspirine, des grammes de paracétamol, un antitussif codéiné (oui, parfois j'emploie les grands moyens...).
Néanmoins, je lance un "avis à tous" (comme en prépa véto; je suis peut-être la seule nostalgique des classes préparatoires aux grandes écoles, mais j'ai mes raisons) : la grippe permet certaines choses impossibles en temps normal. C'est très simple... enfin assez simple quand on se laisse porter par son imagination... Petites explications...
Samedi et dimanche, je suis scotchée derrière mon écran d'ordi, je ne peux faire que çà... je ne tiens pas debout, j'ai la tête qui tourne, le regard brillant (non, non, je ne suis pas illuminée, je suis tout bêtement fièvreuse), les yeux vagues... le coeur en émoi puisque je partage des souvenirs par écrit avec une fille comme moi, une fille compliquée, nous passons pour des marginales, mais on s'en fout, on aime et çà nous rend encore plus déjantée...
Aux alentours de 17h45, dimanche, je pars rejoindre les urgences de l'hôpital (non, pas celui où je suis en stage, un autre). Non, je ne vais pas aux urgences pour moi... je vais prendre ma garde! Imaginez-vous aux urgences et reçus par une jeune-femme complètement shootée à l'aspirine, qui crache ses poumons le plus discrètement du monde, qui court à la pharmacie des urgences entre 2 patients pour prendre sa dose de paracétamol... Avouez que c'est plutôt caucace! Si vous avez croisé un energumen de ce genre, c'était moi... Je tiens tout de même à préciser que j'ai fait mon boulot avec conscience professionnelle, que j'ai enchaîné les patients, que je ne leur ai pas craché dessus alors que parfois l'envie de leur refiler la grippe était plus que présente et grandissait dès qu'un nouveau mot osait sortir de leurs bouches...
Ceci dit, j'aime les gardes aux urgences! Au début, je compte dormir assez rapidement. A la fin, je me rends compte que je dois terminer les cas de médecine (putain, je suis externe en chirurgie aux urgences!) puisque l'externe de médecine est parti sans rien dire... j'aime l'implication de certains... rageant... enfin, cela me permet d'apprendre encore plus... Je rentre donc chez moi à 8h15. J'achète un croissant sur le chemin, je tourne la clé dans la serrure de mon nid douillet, je balance mes chaussures (oui, elles sont usées, râpées et ne craignent plus rien, et je vous rappelle que j'ai la grippe... j'ai donc toutes les excuses du monde) dans un coin. Je dégute mon croissant, il est froid... en l'entamant, je sens qu'il a été chaud il n'y a pas si longtemps... je sens cette chaleur disparue qui parvient à réchauffer mon coeur, qui parvient à transformer ma nuit blanche de boulot en un moment agréable, qui parvient à me faire sourire, qui parvient à me remémorer des moments incroyables de ma vie, une nuit, une seule nuit, une seule soirée, ces étoiles, ses étoiles, mes étoiles, un bordeaux blanc, un balcon... Je plane : merci la grippe!
Il est 9h du matin, c'est l'heure de dormir un peu... Midi et demi, je me réveille, je suis bien réveillée, pas la peine de tenter de traîner sous la couette, mon coeur ne veut pas, il a besoin de vivre, de survivre, d'écrire, de penser, de s'envoler loin, très loin, plus loin que très loin.
Cependant, j'ai beau avoir les yeux grands ouverts, le coeur empli de grands sentiments, la fivère me fait délirer. J'appelle une amie (si vous suivez, vous aurez compris que c'est la fille aussi compliquée que moi), on partage encore 2 heures de folie, de grands moments, de mots qui s'enchaînent, qui renvoient à des souvenirs faits de vins blancs, de fumée de cigarettes, d'étoiles, de sable, de poésie... Cela fait un bien fou de pouvoir de se comprendre à demi-mot et de partager des expériences similaires, je crois qu'on forme un duo de choc!!!
Mon esprit passe donc l'après-midi à virevolter au grè des souvenirs, des mots, des sourires, des regards, des étoiles, des silences; la fièvre est toujours là, en moi, telle une source d'inspiration inépuisable. C'est cette dame nommée folie passagère qui me pousse à écrire une suite de mots sortie de mon âme. Je l'écris tout d'abord sous word, juste histoire de m'en souvenir... et là, sans aucun doute, apparition d'un pic de fièvre qui m'ordonne d'envoyer ces mots par sms. Oui, je l'ai fait... Que se passe-t-il? Pourquoi? Parce que. parce que j'ai le coeur qui bondit dans la poitrine en écrivant, en y pensant, parce que cette douce mélancolie est là, au milieu des syllabes qui résonnent dans mon âme, parce que "dreams are my reality", parce que sans rêve, sans espoir, nous sommes si peu de choses, parce que je reste persuadée que tout çà ne peut s'effacer du jour au lendemain, alors j'écris sur la tableau à l'encre de mes cils (oui, l'encre de mes yeux, c'est déjà pris par quelqu'un d'autre, pffff) :
"Une nuit nommée Sauternes, étoiles, oeufs de poule en peluche? Une soirée pour que mon pari de vie et ton paris puissent se rencontrer? Un silence, source d'apaisement et de contemplation? Un jour, peut-être, tout sera possible pour moi..."
Oui, cela peut paraître incompréhensible... cela ne l'est pas, c'est d'une simplicité monstre. Laissez-vous bercer par les mots, laissez vous bercer par vos rêves et vous comprendrez...
Que faîtes-vous si vous recevez ces lettres entremêlées? Laissons le temps prendre son temps, laissons le temps accomplir son oeuvre.
Et parce que je dois encore avoir un peu de fièvre (et qu'il me faut bien une excuse...) : http://fr.youtube.com/watch?v=EQDHCyFe2rY
Parce que c'est bon...
Une petite piqûre de rappel...
Il manque toujours quelque chose...
Une des caractéristiques de l'humain est l'insatisfaction permanente. Oserez-vous dire le contraire? Oserez-vous qu'il y a ne serait-ce qu'un jour dans votre vie pendant lequel vous n'avez point ressenti ce petit pic d'insatisafaction au fond de l'être?
Alors, oui la société actuelle crée peut-être plus de besoins que celle de jadis... Néanmoins, ne confondrions nous pas les besoins et les envies? Tant de questions sans réponse... et ce n'est pas l'envie qui nous manque de pouvoir y répondre... Au fond, souhaitons nous vraiment trouver ces réponses qui pourraient nous paralyser dans notre petit quotidien répétitif, dans nos petites habitudes médiocres de vie? Eh bien, il est fort probable que si, cela pourrait nou faire plus de mal que de bien. Vouloir trouver des réponses, c'est aussi tenter de contrôler... Un petit exemple : choisir un jour pour faire ses courses alimentaires... C'est un début de planification de sa vie... Prévoir des sorties/soirées/balades des jours à l'avance nous fait perdre le goût de l'inattendu, de la surprise, de la magie de l'humain imprévisible.
Mais mes amis, nous nous devons de garder le contrôle.... nous devons prouver chaque jour qu'aucune situation ne nous perturbe... Où est la spontanéité dans cette mascarade? Où est l'imprévu qui redonne le sourire? Laissez-vous donc un peu aller à vos émotions, à vos ressentis et la vie vous paraîtra digne d'être vécue malgré les petites imperfections quotidiennes ou râtés de votre programme... Et comme je l'ai déjà affirmé, les imperfections, défauts, petits trucs qui clochent rendent Beau (oui, oui, avec un grand B)...
Cependant, au détour d'une rue agitée, lors d'une petite balade de fin de journée en ce samedi frisquet dans la capitale française, la petite externe blonde se rend à l'évidence, il lui manque quelque chose... Le boulot qui lui plaît, elle l'a; des amis à l'écoute, elle en a; des rêves, elle en est emplie depuis la nuit des temps; elle a aussi assez d'oxygène pour se sentir bien; elle déambule dans la Mouffe (bah, oui, parfois, j'aime bien faire "in") avec grand plaisir, elle saisit des bribes de conversations des passants, elle admire ce monde qui tourne un peu trop vite à son goût... Mais il lui manque ce petit quelque chose, ou devrais-je dire ce grand quelque chose qui serait une béquille dans les moments difficiles, qui serait la confiance aveugle, qui serait le partage des rêves, qui serait un tout, qui serait une symbiose osmotique (pour ceux qui ne comprennent pas, cf. le dico), qui serait ce qu'elle a, du bout du doigt, frôlé à une époque lointaine où le coeur prend le pas sur le reste...
C'est le coeur gonflé d'images doucement floutées par ses rêves et ses espoirs que l'externe parcourt le chemin du retour, les yeux étoilés et scrutant tendrement ce petit manque qui sera sans nulle doute comblé le jour où elle sera prête à faire face à son âme et où l'amour ne rimera plus avec "au secours"...
15 février 2008
Vacances?
Les examens sont finis (tout du moins jusqu'aux prochains en juin et jusqu'à la cession de rattrapage de septembre...), j'espère alors des vacances, un peu de repos bien mérité, un peu de détente, un peu de glandouille.
Néanmoins, j'ai bien conscience que repos ne rime pas avec boulot (quoique finalement, en terme de rime poétique, çà colle plutôt bien). En effet, j'étais censée reprendre l'hôpital ce matin. Mais ce réveil qui hurle "lève-toi" à 6h m'a convaincue de profiter de mon nid douillet -nommé lit+couette+oreillers- encore une journée. J'ai besoin de me poser, de me reposer, de laisser mon esprit vagabon parcourir d'autres horizons... j'ai des choses à régler avec moi-même, avec cette âme qui se perd parfois dans les méandres du passé.
De plus, si on réfléchit bien, j'ai le dos cassé en mille morceaux : les lombaires en vrac et des miniscules coups de poignard qui surviennent dans les cervicales. Est-ce le bon moyen pour être performante quand on fait des pansement à des grands brûlés, que l'on doit soulever les jambes d'un patient d'une centaine de kilos pendant un gros quart d'heure, que l'on doit passer sa matinée debout sans une minute pour profiter de cette chaise libre qui nous tend le le dossier? Non, je vous assure que non. Je mérite bien une petite journée pour moi...
C'est chose faite, ce n'est pas à midi que je vais arriver là-bas comme une fleur. En y songeant bien, je ne suis plus à une journée près à rattraper. Disons que mes 5 précieux précieux jours (pour un trimestre) de vacances ont été posés pendant cette période de je-ne-lève-pas-la-tête-de-mes-bouquins, ajoutons à cela 2 repos de garde (période d'examens n'étant pas synonyme de "je n'assure pas mes gardes aux urgences"), nous arrivons donc à 8 jours à rattraper, enfin 8 matinées... Je suis donc partie pour travailler en journée complète pendant 2 semaines ou à aller bosser le samedi matin...
Autrement dit, pour la semaine prochaine : lundi = repos de garde (oui, encore une garde aux urgences dimanche soir/nuit), de mardi à vendredi = journées complètes; il ne me restera donc plus que 4 jours à rattraper avant fin mars (changement de stage le 1er avril, non ce n'est pas un poisson). Ce stage est tellement intéressant que je ne veux pas en perdre une miette, j'y apprends des tas de trucs utiles, je peux même poser des petites bêtes nommées cathéters!
D'un côté, je meurs d'envie d'aller bosser, de l'autre je flippe d'avouer à mon chef que j'ai royalement les maladies infectieuses... ceci dit, énorme avantage, il va pouvoir m'aider à dompter cette matière!
Sur ces quelques mots, sans réelle importance, je me dirige vers une journée de glandouille et d'organisation de mon emploi du temps... Oui, parce que bon, le soleil n'est pas vraiment au rendez-vous, donc pas de photo dans Paris aujourd'hui.
08 février 2008
Blues or blouse?
Une dizaine de jours sans revêtir mon habit de lumière et le coup de blues pointe le bout de son museau... Période de révisions, période de non décollement de la tête des bouquins-feuilles-polycopiés, période d'examens, période de fatigue, période de je-ne-supporte-personne, période asociale...
Alors, quand une vague de ce mélange subtil vous submerge dès votre réveil, vous cherchez un moyen de quitter ce monde de brutes qui vous déprime. La solution? En existe-t-il une plus adaptée à la situation? Peut-on oublier certaines choses? Peut-on faire abstraction de ce petit signe parachuté dans notre bulle de coton la veille? Peut-on lâcher prise à tout moment? Peut-on décider d'abandonner l'idée d'aimer cette personne si chère à nos yeux? Peut-on replonger en une fraction de seconde en apercevant, sur l'écran d'un portable, ces lettres qui s'enchaînent et résonnent lourdement dans votre âme?
Pendant cette journée, le but était donc simple à concevoir : s'échapper de cette réalité trop présente ces derniers jours. Non, je ne me suis baladée dans les rues de Paris en blouse blanche avec mon stétho en guise de sautoir. J'ai décidé de me poser, de me reposer, de penser à moi... et dès lors que je pense à moi, je pense chaussures... Je n'ai jamais assez de chaussures. Ajoutons à cela le fait que je cherche des petite ballerines faciles à vivre et jolies depuis 2 mois, quelque chose de passe-partout (non, non, pas le nain de fort boyard... quoique les nains, c'est mignon, non?)... Et de l'autre côté de la barrière, cette envie de talons, de talons très hauts, très très hauts pour écraser certains nains, en particulier les nains du coeur...
J'ai donc fermement décidé de remédier à ce manque inadmissible... direction le centre commercial le plus proche de chez moi, moyen de locomotion : mes pieds; j'ai envie de marcher, de regarder les gens dans leur quotidien, de jurer quand ces jeunes cons ne me tiennent pas la porte, d'être éblouie par le soleil et revigorée par le chant printanier des oiseaux. J'entre dans les méandres de ce monstre nommé "vous trouverez tout ici" (note, on pourrait presque remixer une chanson de pierre perret). Je me perds dans les méandres des différentes boutiques... et là, devant moi, des escarpins gris vertigineux me tendent les talons... irrésisbles (parfaits pour écraser les nains du coeur), ils ne peuvent rester prisonniers des murs du monstre, ils seront beaucoup mieux à mes pieds qu'ici. Un passage rapide à la caisse et ils sont miens! Je me sens déjà plus apte à faire face au monde extérieur. Ce n'est qu'une bonne heure plus tard que je quitte les entrailles du molosse qui semblait souhaiter que je vide mon compte pour des chaussures toutes plus jolies les unes que les autres.
Oui, je suis complètement barrée, j'ai besoin de m'offrir des chaussures et une super crème hydratante pour affronter ce passage à vide... Désormais, tout va bien, je suis comme une petite fille à qui on aurait offert un truc super génial, je ne quitte plus mon acquisition du jour. Pour ceux qui penseraient que je vais dormir avec, détrompez-vous! Je suis gravement atteinte, mais je ne tiens pas à me tuer en montant l'échelle qui me sépare du royaume du marchand de sable.
Emménagement!
C'est aujourd'hui que j'ai décidé d'élire domicile ici. Il faudra donc que je pense à organiser la pendaison de crémaillère de ce bric à brac de pensées plus ou moins profondes selon l'humour quotidienne.
Comme vous l'aurez remarqué, je n'apprécie pas le fait de débuter quelque chose par une sorte d'introduction stupide tout comme je déteste entrer la première dans un restaurant, dans un pub...